
Longtemps perçue comme une figure sympathique et authentique d’Hollywood, Blake Lively traversait une période particulièrement délicate depuis la sortie du film It Ends With Us en août 2024. L’actrice, qui incarne Lily Bloom et qui a également co-produit le long-métrage, semblait d’abord vouloir profiter de la promotion pour sensibiliser le public à la lutte contre les violences conjugales. Elle avait notamment relayé des numéros d’écoute sur ses réseaux sociaux, une démarche saluée par une partie de ses fans. Mais très rapidement, la communication autour du film a été jugée maladroite, voire indécente, au regard de la gravité du sujet.
Les critiques se sont multipliées, à tel point que l’image de la star de Gossip Girl s’est considérablement dégradée. À ces reproches sur la promotion du film est venu s’ajouter un nouveau témoignage, celui d’un ancien membre de l’équipe technique d’un tournage. Ce récit, diffusé dans un podcast et repris sur les réseaux sociaux, dresse le portrait d’une actrice au comportement odieux, capable de mettre mal à l’aise toute une équipe. Un épisode de plus dans une série d’accusations qui dessinent un climat professionnel particulièrement tendu.
It Ends With Us : une promotion accusée de banaliser les violences conjugales
Le film It Ends With Us, adapté d’un roman à succès, raconte l’histoire de Lily Bloom, une fleuriste qui tombe amoureuse d’un neurochirurgien charismatique nommé Ryle. Derrière la romance apparente, le récit aborde des violences conjugales et un cycle de violences psychologiques et physiques. Or, dès sa sortie, l’adaptation a été critiquée pour sa manière de glamouriser ces violences. Le personnage de Ryle, interprété par Justin Baldoni, conserve une aura séduisante malgré des actes violents. Plusieurs observateurs ont estimé que le film édulcorait la gravité des faits et pouvait envoyer un message ambigu à un public jeune.
La promotion a encore aggravé la polémique. Blake Lively a multiplié les apparitions dans des tenues florales, en référence au métier de son personnage. Elle a aussi encouragé ses abonnés à venir habillés sur le thème des fleurs, ce qui a été perçu comme une légèreté déplacée compte tenu du sujet. Sur Instagram, elle a remercié celles et ceux qui avaient respecté le dress code, allant jusqu’à évoquer des jeans fleuris. Pour de nombreux internautes, cette approche marketing transformait une tragédie intime en simple divertissement estival.
En parallèle, l’actrice a profité de la médiatisation pour promouvoir ses propres marques, notamment sa gamme de boissons et ses produits capillaires. Elle a partagé des photos d’une soirée organisée autour du thème des fleuristes, remerciant son entreprise pour l’organisation. Cette confusion entre promotion personnelle et sujet de société a été vivement critiquée. Beaucoup ont estimé que Blake Lively passait à côté de la gravité des violences conjugales, préférant soigner son image de femme d’affaires plutôt que de porter un message de fond.
Un ancien coiffeur raconte un tournage cauchemardesque
Alors que la polémique autour d’It Ends With Us battait son plein, un nouveau témoignage est venu nourrir les accusations contre Blake Lively. Un ancien coiffeur ayant travaillé sur le tournage du film Hick en 2011 a pris la parole dans un podcast. Il raconte un déjeuner organisé par l’actrice pour toute l’équipe, qui s’est transformé en véritable désastre. Selon lui, la cuisine était dans un état catastrophique, la nourriture n’était pas prête et les invités ont attendu des heures sans être servis.
Il précise que Blake Lively avait passé la nuit à préparer des pâtisseries, des choux à la crème et des gâteaux, mais que l’organisation était chaotique. Certains membres de l’équipe sont partis avant que le repas ne soit servi. Lui-même affirme avoir quitté les lieux vers 20 heures, alors que rien n’avait encore été proposé aux convives. Ce récit, s’il peut sembler anecdotique, illustre selon lui un manque total de considération pour les personnes présentes.
Interrogé sur la possibilité que l’actrice ait simplement été anxieuse à l’idée de recevoir autant de monde, l’ancien coiffeur balaie l’excuse. Il affirme ne jamais l’avoir vue adresser la parole à qui que ce soit. Même sa famille, sa mère et son frère, semblait avoir peur d’elle, ajoute-t-il. Personne n’osait lui faire remarquer que les invités attendaient et qu’il fallait les nourrir. Ce témoignage décrit une ambiance où la parole de la star était intouchable et où l’équipe devait s’adapter à ses humeurs.
Il se souvient également que la maquilleuse du tournage et sa sœur, venue lui rendre visite, ont été appelées à la rescousse vers une heure du matin pour nettoyer la cuisine. Elles auraient passé une heure à récurer les casseroles, les poêles et tout le désordre laissé derrière eux. Pour l’ancien coiffeur, ce n’est pas un simple incident isolé, mais la preuve d’un comportement irrespectueux envers les équipes techniques, souvent invisibles mais essentielles à la bonne marche d’un film.
Des précédents qui ternissent son image
Ce n’est pas la première fois que le comportement de Blake Lively est pointé du doigt. En 2024, une intervieweuse a republié une interview réalisée en 2016 lors de la promotion du film Cafe Society. Dans cette séquence, l’actrice apparaît distante, condescendante et peu coopérative. Elle ignorait les questions posées et ne répondait qu’en s’adressant à sa partenaire à l’écran, Parker Posey. L’intervieweuse avait alors expliqué s’être sentie humiliée et invisible. Cette vidéo, devenue virale, a renforcé l’idée d’une star peu respectueuse des professionnels des médias.
La même intervieweuse avait également critiqué Anne Hathaway pour une attitude jugée irrespectueuse lors d’une interview en 2012. Cependant, Anne Hathaway a présenté ses excuses plusieurs années plus tard, ce qui a permis de calmer la polémique. À ce jour, Blake Lively n’a pas fait de même. Ce contraste entre les deux actrices a été largement commenté. Il alimente la perception d’une différence de traitement et d’une difficulté, pour certaines célébrités, à reconnaître leurs torts.
Hollywood, les réseaux sociaux et la chute des icônes
L’affaire Blake Lively s’inscrit dans un contexte plus large de remise en question des comportements de pouvoir à Hollywood. Pendant longtemps, les stars bénéficiaient d’une forme d’impunité, leurs équipes et les médias devant composer avec leurs exigences. Les réseaux sociaux ont changé la donne. Les témoignages anonymes ou publics circulent désormais à une vitesse fulgurante, et les internautes se transforment en juges. Une simple interview mal vécue peut ressurgir des années plus tard et déclencher une tempête médiatique.
Blake Lively incarne cette ambivalence. D’un côté, elle a construit une carrière solide, entre Gossip Girl, The Town, Adaline, A Simple Favor ou encore Green Lantern. De l’autre, son image publique repose aussi sur son couple avec Ryan Reynolds, leur humour complice et leurs projets communs. Cette façade glamour et sympathique se fissure à mesure que les accusations s’accumulent. Le public, autrefois indulgent, se montre aujourd’hui plus exigeant, surtout lorsqu’il est question de violences conjugales ou de respect des équipes.
La polémique autour d’It Ends With Us a également mis en lumière les tensions entre les acteurs et le réalisateur. Des rumeurs de conflit sur le tournage ont circulé, et l’ambiance lors de la promotion semblait glaciale. Sans connaître les détails, le public a pu percevoir un décalage entre le message du film et l’attitude de certaines parties prenantes. Pour une œuvre qui traite de violences domestiques, l’exigence éthique est plus élevée. Chaque maladresse est interprétée comme un manque de respect envers les victimes.
Quelles conséquences pour Blake Lively ?
À ce jour, Blake Lively n’a pas répondu publiquement à ces nouvelles accusations. Son équipe n’a pas commenté le témoignage de l’ancien coiffeur. Cette absence de réaction peut être stratégique, mais elle laisse le champ libre aux interprétations. Sur les réseaux sociaux, les appels au boycott de ses projets se multiplient, tandis que d’autres défendent l’actrice en rappelant qu’un témoignage isolé ne résume pas une personne. La question de la présomption d’innocence est également soulevée, même s’il ne s’agit pas ici d’accusations pénales.
Les conséquences professionnelles restent incertaines. Hollywood a montré qu’il pouvait pardonner certaines stars après des scandales, mais aussi les marginaliser durablement. Tout dépendra de la manière dont l’actrice gérera la suite. Une prise de parole, des excuses ou un engagement concret pourraient apaiser les tensions. À l’inverse, le silence prolongé risque d’ancrer l’image d’une célébrité déconnectée et peu empathique. Dans un secteur où l’opinion publique compte de plus en plus, la réputation devient une monnaie fragile.
Les révélations sur le tournage de Hick rappellent aussi que les équipes techniques subissent parfois des comportements difficiles sans pouvoir s’exprimer sur le moment. Des années plus tard, la parole se libère. Ce phénomène touche de nombreuses productions et ne concerne pas uniquement Blake Lively. Il pose une question de fond sur les rapports de pouvoir, les conditions de travail et la responsabilité des stars. Les témoignages, même tardifs, participent à une prise de conscience collective.
Pour l’heure, l’actrice reste au cœur d’une controverse qui mêle promotion maladroite, sujet sensible et accusations de comportement odieux. Chaque nouvel élément vient nourrir un récit déjà bien installé. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si cette accumulation de critiques finit par peser durablement sur sa carrière ou si elle parviendra à inverser la tendance. À ce jour, aucune excuse publique n’a été présentée par Blake Lively.
Source:Terrafemina News
