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Formule 1 : Aston Martin-Red Bull dévoile la RB14

Aug 01, 2026  Twila Rosenbaum 6 views
Formule 1 : Aston Martin-Red Bull dévoile la RB14

Ce lundi 19 février 2018, l'écurie Red Bull a officiellement dévoilé sa nouvelle monoplace de Formule 1, la RB14, quelques semaines avant le début de la saison. Présentée dans une livrée spectaculaire, cette voiture marque un tournant esthétique et technique pour l'équipe de Milton Keynes. Désormais associée à Aston Martin, Red Bull entend bien brouiller les cartes dans la lutte au sommet du championnat du monde.

Le choix de présenter la RB14 aussi tôt dans l’hiver est en soi un événement. Les équipes de pointe attendent souvent les dernières semaines avant les essais pour montrer leur nouveau bolide. Red Bull, au contraire, a décidé de jouer la transparence et de gagner du temps sur un programme chargé. Cela permet à l'écurie de préparer dans de meilleures conditions les premiers roulages hivernaux et de valider certains choix techniques en amont.

Les points clés de la présentation

  • Nom de la monoplace : Red Bull RB14
  • Pilotes : Max Verstappen et Daniel Ricciardo
  • Designer : Adrian Newey, directeur technique de l'écurie
  • Moteur : Renault, badgé Tag Heuer
  • Livrée : bleu intense et noir profond
  • Premier roulage : Silverstone, roulage promotionnel de 100 km
  • Premiers essais officiels : Barcelone, à partir du 26 février 2018

Une livrée qui marque les esprits

La première impression est toujours importante. Or la RB14 joue la rupture avec les codes traditionnels de Red Bull. L’écurie autrichienne est connue pour son rouge foncé et son jaune, couleurs héritées du sponsor principal. Pour cette présentation, la voiture apparaît dans un bleu profond, accompagné de noir. Ce choix étonne, mais il est assumé par l’équipe comme un clin d’œil au nouveau partenaire Aston Martin. Il ne s’agirait pas, selon les dirigeants, de la livrée définitive. La véritable apparence 2018 sera visible lors des essais de Barcelone, la semaine suivante.

Cette livrée temporaire n’en reste pas moins un symbole fort. Elle illustre les nouvelles alliances et la volonté de Red Bull de ne pas s’endormir sur ses acquis. En F1, l’image joue un rôle important, tant pour les sponsors que pour les fans. Une présentation réussie crée un effet d’annonce et installe une dynamique positive avant les premières séances d’essais.

Le Halo et les nouvelles règles

La RB14 intègre évidemment le Halo, ce système de protection de la tête du pilote devenu obligatoire en 2018. Longtemps discuté, le Halo change la physionomie des monoplaces et impose de nouvelles contraintes aérodynamiques. Les ingénieurs de Red Bull ont dû adapter la conception de la RB14 pour intégrer cet élément tout en préservant les performances.

En parallèle, le règlement technique a interdit plusieurs appendices aérodynamiques utilisés en 2017. Les ailerons de requin, les T-wings et les « monkey seats » ont disparu du paysage de la F1. Ces éléments, jugés disgracieux et sources de turbulence, étaient devenus des solutions de développement coûteuses. Leur suppression simplifie visuellement les monoplaces et change les réglages possibles. Red Bull, avec Adrian Newey, a toujours su tirer son épingle du jeu dans ce type de transition réglementaire. La RB14 est donc scrutée avec attention.

Adrian Newey, le génie de l’aérodynamique

Adrian Newey est une légende vivante de la Formule 1. Il a conçu des voitures championnes du monde avec Williams, McLaren et Red Bull. Son nom est associé à des machines aussi célèbres que la Williams FW14, la McLaren MP4/13 ou la Red Bull RB9. Pour la RB14, il a pu bénéficier d’une relative stabilité technique. Le règlement 2018 est pour l’essentiel une évolution de celui de 2017, ce qui permet de conserver de nombreux concepts développés l’an dernier.

Cette stabilité explique en partie la précocité de la présentation. Red Bull a moins de risques de voir sa conception remise en cause par une modification majeure du règlement. Newey et son équipe ont donc pu travailler sur des détails, notamment la suspension, l’équilibre du châssis et l’intégration du moteur Renault. La RB14 se présente comme une évolution profonde de la RB13, avec des solutions raffinées pour gagner en efficacité.

De Silverstone à Barcelone

La présentation officielle n’est qu’une première étape. Red Bull a programmé un roulage promotionnel sur le circuit de Silverstone, au Royaume-Uni. Ce type de séance, autorisé par la FIA, est limité à 100 kilomètres et utilise des pneus Pirelli spécifiques, moins performants que ceux de la saison. Il permet aux mécaniciens et aux ingénieurs de vérifier que tous les systèmes de la voiture fonctionnent correctement, avant les essais collectifs officiels.

Cette séance, menée par Daniel Ricciardo, est un gain de temps précieux. En cas de problème, l’équipe peut intervenir sans pénaliser les six jours d’essais hivernaux prévus à Barcelone. Le calendrier de ces essais est en effet très serré. Les équipes disposent de peu de jours pour accumuler les kilomètres et régler les voitures avant le premier Grand Prix.

À Barcelone, à partir du 26 février, la véritable campagne d’essais commencera. Les équipes testeront différentes configurations, compareront les composants aérodynamiques et tenteront d’évaluer leur niveau de performance par rapport à la concurrence. C’est là que la RB14 montrera ce qu’elle a dans le ventre, avec une livrée définitive.

Le moteur Renault badgé Tag Heuer

Comme en 2017, la RB14 est propulsée par un moteur Renault. Toutefois, en raison d’un accord de partenariat, le bloc est officiellement badgé Tag Heuer. Cette opération de marketing n’est pas nouvelle. Elle permet à Red Bull de garder ses distances avec le constructeur français tout en bénéficiant de sa technologie. Les relations entre Red Bull et Renault ont connu des tensions par le passé, notamment lors de la saison 2015.

En 2018, l’unité de puissance Renault évolue. Elle doit se rapprocher de la puissance des moteurs Mercedes et Ferrari, qui dominaient jusqu’ici. Red Bull espère que les progrès du moteur français permettront à son châssis, souvent considéré comme l’un des meilleurs du plateau, de jouer les premiers rôles. Le motoriste et l’écurie ont intérêt à travailler en bonne intelligence, même si le contrat de fourniture n’est pas toujours simple.

Max Verstappen et Daniel Ricciardo

L’équipe Red Bull aborde 2018 avec un duo de pilotes particulièrement séduisant. Max Verstappen, tout juste 20 ans, est considéré comme l’un des plus grands talents de sa génération. Sa victoire en Espagne en 2016, dès sa première course avec Red Bull, avait marqué les esprits. Depuis, il a accumulé les podiums et les dépassements spectaculaires.

Daniel Ricciardo, son coéquipier australien, est le sourire du paddock. Mais derrière sa bonne humeur se cache un pilote redoutable, capable, lui aussi, de remporter des courses. En 2017, il a gagné à Bakou, dans des circonstances rocambolesques, et s’est souvent qualifié comme le plus constant des deux. La cohabitation à l’intérieur de l’équipe devrait être l’un des grands sujets de la saison, car les deux pilotes ont l’ambition de jouer le titre.

Des ambitions de trouble-fête

Red Bull ne se cache pas : son objectif est de venir perturber la lutte entre Mercedes et Ferrari. Avec trois victoires l’an passé, l’écurie a prouvé qu’elle pouvait être la meilleure sur certains circuits. La monoplace 2017 était notamment très performante sur les tracés sinueux, où son châssis exceptionnel faisait la différence. Pour 2018, l’équipe espère réduire l’écart dans les virages rapides et en ligne droite.

Le slogan choisi pour la présentation de la RB14, « Appetite for Disruption », résume cette philosophie. Il s’agit d’avoir un appétit de perturbateur, ou de « trouble-fête » si l’on préfère une traduction plus fluide. Red Bull n’est pas le favori des pronostics, mais c’est précisément cette position d’outsider qui pourrait libérer les pilotes et les ingénieurs.

L’évolution du plateau 2018

La présentation de la RB14 intervient après celles de Haas et de Williams. Ce calendrier de lancement montre que les équipes adoptent des stratégies différentes. Certaines préfèrent retarder la présentation pour gagner quelques semaines de développement sur la nouvelle voiture. D’autres choisissent de la dévoiler tôt pour bénéficier de plus de temps de roulage.

D’autres monoplaces doivent être présentées dans les jours suivants. Mercedes, Ferrari et McLaren tenteront de créer l’événement. La saison 2018 s’annonce particulièrement indécise, avec des règles aérodynamiques modifiées et des moteurs en constante évolution. Red Bull a fait le pari d’une continuité technique avec la RB13, mais sans renoncer à l’innovation.

Le monde de la Formule 1 attend maintenant de voir si la RB14 sera capable de se battre dès la première course, en Australie, le 25 mars. Daniel Ricciardo avait d’ailleurs remporté ce Grand Prix en 2017, offrant à Red Bull une victoire dès l’ouverture. Les nouveaux pneus Pirelli, les contraintes du Halo et la concurrence féroce réservent sans doute de nombreuses surprises.

Les prochains jours seront décisifs. Chaque équipe va chercher à valider ses


Source:L'Équipe News


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