
Une vie de foi et de dévouement
Le 20 juillet 2026, sœur Jeannine Lacroix (en religion Marie-Anny) s'est éteinte paisiblement au Centre de soins Oasis des Jardins d'Évangéline de Québec, à l'âge de 94 ans et 3 mois. Elle laisse derrière elle 67 années de profession religieuse, marquées par un engagement total au sein de la Congrégation des Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie.
Née le 25 avril 1932 à Sainte-Cécile, dans la région de la Beauce, elle était la fille d'Alfred Lacroix et d'Anna Boulanger. Issue d'une famille nombreuse et profondément catholique, elle grandit dans un milieu rural où la foi et le service étaient au cœur de la vie quotidienne. Dès son plus jeune âge, elle ressent l'appel à la vie religieuse, un chemin qui la mènera à entrer au noviciat des Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie à l'âge de 20 ans.
La Congrégation des Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie
Fondée en 1850 à Saint-Hyacinthe par la mère Marie-Léonie (née Virginie Paradis), cette communauté religieuse a été créée pour répondre aux besoins éducatifs et hospitaliers des communautés rurales du Québec. Les sœurs se consacrent à l'enseignement, aux soins des malades et à l'accompagnement des personnes âgées. La congrégation s'est rapidement développée dans tout le Canada et a même fondé des missions en Amérique latine et en Afrique. Sœur Jeannine a donc hérité d'une tradition de service discret mais essentiel, qui a façonné la société québécoise pendant plus d'un siècle.
Un parcours exemplaire
Après sa profession temporaire en 1959, sœur Jeannine prononce ses vœux perpétuels quelques années plus tard. Au cours de sa longue carrière religieuse, elle a occupé diverses fonctions au sein de la communauté : enseignante dans des écoles primaires tenues par la congrégation, animatrice de retraites, accompagnatrice de jeunes novices, et finalement, dans ses dernières années, au service des sœurs âgées. Sa douceur, sa patience et sa foi profonde ont marqué tous ceux qui l'ont côtoyée.
Bien que peu de détails personnels aient été rendus publics, on sait qu'elle a servi dans plusieurs maisons de la congrégation à travers la province, de Québec à Montréal, en passant par la Gaspésie. Elle était particulièrement appréciée pour sa capacité à écouter et à apporter du réconfort. Son nom religieux, Marie-Anny, reflétait sa dévotion à la Vierge Marie et à sainte Anne, patronne du Québec.
Famille et proches
Sœur Jeannine laisse dans le deuil sa communauté religieuse, ainsi que ses frères et sœurs : Yolande (feu Rosaire Hinse), Roger (Fernande Boulé) et Solange (André Drouin). Elle était également la belle-sœur de Hortense Drouin (feu Bertrand Lacroix). Ses nombreux neveux, nièces, cousins, cousines et amis se souviendront d'une femme d'une grande bonté. Elle rejoint au ciel sa sœur Aline (feu Jean-Claude Hinse), ainsi que ses parents.
Funérailles et hommages
La direction des funérailles a été confiée à la maison Wilbrod Robert « Une maison familiale », située au 738, avenue Royale à Québec (arr. Beauport). Les funérailles seront célébrées en présence des cendres le jeudi 30 juillet 2026 à 14h en l'église Notre-Dame-de-l'Espérance (2401 avenue de l'Abbé Giguère, Québec). La famille recevra les condoléances une heure avant la célébration, de 13h à 14h. L'inhumation aura lieu ultérieurement au cimetière Saint-Charles de Québec.
La communauté des Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie et la famille tiennent à remercier chaleureusement le personnel du Centre de soins Oasis des Jardins d'Évangéline pour l'accompagnement et les soins prodigués à sœur Jeannine durant ses dernières années. Leur dévouement a permis à cette religieuse de vivre sa fin de vie dans la dignité et la sérénité, entourée de l'affection de ses consœurs.
L'héritage spirituel
La disparition de sœur Jeannine Lacroix s'inscrit dans un contexte plus large de déclin des vocations religieuses au Québec. Alors que les communautés religieuses ont joué un rôle clé dans l'éducation, la santé et le service social pendant des décennies, leur nombre a considérablement diminué depuis la Révolution tranquille. Pourtant, des figures comme sœur Jeannine rappellent l'importance de l'engagement total au service des autres, un modèle qui continue d'inspirer des laïcs et des croyants.
Le départ de sœur Jeannine est aussi une perte pour la mémoire vivante de la congrégation. Elle était l'une des dernières à avoir connu les débuts de l'après-guerre, une période de grande effervescence pour l'Église catholique québécoise. Sa vie simple et dévouée témoigne d'une époque où la foi structurait la vie communautaire et familiale. Aujourd'hui, les Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie poursuivent leur mission, mais avec des effectifs réduits et souvent regroupées dans des maisons centrales.
Pour ceux qui souhaitent rendre hommage à sœur Jeannine, des dons à la congrégation des Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie sont suggérés. La famille et la communauté religieuse accueilleront avec gratitude toute marque de sympathie. Les détails pour les renseignements sont disponibles auprès de la maison funéraire au 418-661-9223 (membre de la C.T.Q.).
En cette période de deuil, nous nous souvenons d'une femme de prière, de silence et de service. Sœur Jeannine Lacroix a vécu sa vie religieuse avec une fidélité exemplaire, et son souvenir restera gravé dans le cœur de ceux qui l'ont aimée. Que son âme repose dans la paix éternelle.
Source:Le Journal de Québec News
