BIP Austin digital publishing platform

collapse
Home / Daily News Analysis / Peu après son élimination à Wimbledon, Novak Djokovic fait une triste confidence

Peu après son élimination à Wimbledon, Novak Djokovic fait une triste confidence

Jul 23, 2026  Twila Rosenbaum 14 views
Peu après son élimination à Wimbledon, Novak Djokovic fait une triste confidence

Novak Djokovic a fait une rare confidence en reconnaissant publiquement que son corps ne récupère plus comme auparavant. Le vainqueur de 24 tournois du Grand Chelem a expliqué dans l'émission CBS Mornings que plus de vingt années passées au plus haut niveau lui avaient laissé des séquelles physiques, au point de ne plus pouvoir rivaliser à armes égales avec Jannik Sinner en demi-finale de Wimbledon.

« Mon corps réagit différemment aujourd'hui, et c'est tout simplement la biologie », a déclaré Djokovic à la chaîne américaine. « L'usure, plus de vingt ans passés au plus haut niveau… tout cela finit par se faire sentir », a-t-il poursuivi. Le Serbe s'est incliné 6-4, 6-4, 6-4 face à Sinner le vendredi 10 juillet. L'Italien n'a même pas eu à défendre la moindre balle de break. Interrogé sur cette défaite, Djokovic a immédiatement évoqué son match précédent.

« Je n'ai tout simplement pas réussi à récupérer complètement avant la demi-finale et je n'étais pas aussi frais que je l'aurais souhaité. » Il a toutefois tenu à préciser : « Cela n'enlève absolument rien au mérite de Sinner, qui a remporté le tournoi. »

Une bataille de plus de cinq heures qui lui a coûté cher

Trois jours plus tôt, Djokovic avait battu Félix Auger-Aliassime 7-6, 3-6, 6-3, 6-7, 7-6 au terme d'un super tie-break du cinquième set sur le Centre Court. La rencontre a duré cinq heures et quinze minutes, devenant ainsi le quart de finale le plus long de l'histoire de Wimbledon. Disputé le mardi 7 juillet, le match avait également été marqué par une blessure contractée par le Serbe dès le premier set, qu'il avait malgré tout décidé de poursuivre. À ce moment-là, il savait déjà qu'il risquait d'en payer le prix.

« J'aurais préféré que ce soit la finale, pour ne pas avoir à me demander comment mon corps réagirait le lendemain. Mais je suis heureux », avait-il déclaré après sa victoire en quart de finale. Deux jours de récupération partielle n'ont finalement pas suffi.

Chaque petit avantage compte désormais

À 39 ans, Djokovic estime que rivaliser avec la nouvelle génération se joue désormais sur les moindres détails. « J'essaie simplement de gagner chaque petit pourcentage qui peut encore me permettre de rivaliser avec les jeunes joueurs au plus haut niveau », a-t-il expliqué dans CBS Mornings. Invité à désigner son plus grand rival, il a répondu sans hésiter : « Moi-même. »

Le dimanche 12 juillet, Jannik Sinner a ensuite conservé son titre à Wimbledon en battant Alexander Zverev 6-7 (7-9), 7-6 (7-2), 6-3, 6-4. Il s'agit de son deuxième sacre londonien et de son cinquième titre du Grand Chelem. Pour Djokovic, cette défaite marque un tournant dans une carrière exceptionnelle. Depuis ses débuts professionnels en 2003, le Serbe a accumulé des records : 7 titres à Wimbledon, 10 à l'Open d'Australie, 3 à Roland-Garros et 4 à l'US Open. Il est le seul joueur de l'histoire à avoir remporté au moins trois fois chaque tournoi du Grand Chelem.

Mais l'âge et la fatigue commencent à peser. Djokovic a souvent dû composer avec des blessures, notamment au coude et aux abdominaux, mais il a toujours su rebondir. Son dernier titre majeur remonte à l'Open d'Australie 2025, où il avait battu Carlos Alcaraz en cinq sets. Depuis, il a connu des éliminations précoces à Roland-Garros (quart de finale) et à Wimbledon (demi-finale). La jeune génération, menée par Alcaraz, Sinner et Holger Rune, pousse fort et ne lui laisse aucun répit.

Objectif : un 25e Grand Chelem à New York

Lors de son entretien avec CBS, Djokovic s'est également projeté vers l'US Open, où il tentera de décrocher un cinquième titre à New York et un 25e trophée du Grand Chelem. Selon lui, l'ambiance new-yorkaise est l'une des principales raisons qui le poussent à poursuivre sa carrière. « C'est, à mon avis, le Grand Chelem le plus spectaculaire et le plus passionnant », a-t-il affirmé. « L'une des principales raisons pour lesquelles je continue à jouer est l'énergie que me transmet le public. »

L'US Open 2025 débutera le 25 août. Djokovic y sera tête de série n°3 derrière Alcaraz et Sinner. Son parcours ne sera pas aisé : il pourrait croiser Daniil Medvedev, Stefanos Tsitsipas ou encore Alexander Zverev avant une éventuelle finale. Mais le Serbe a souvent prouvé qu'il était capable de se transcender dans les moments importants. Sa capacité à analyser ses adversaires, sa souplesse mentale et sa détermination en font un concurrent redoutable, même à 39 ans.

Au-delà des titres, Djokovic cherche aussi à inspirer les jeunes générations. Il a créé la Novak Djokovic Foundation, qui finance des projets éducatifs pour les enfants défavorisés en Serbie. Il est également ambassadeur de l'UNICEF. Malgré les critiques sur certaines de ses positions personnelles, son impact sur le tennis est indéniable. Il a révolutionné le jeu par sa flexibilité, son retour de service et sa capacité à défendre. Ses duels avec Rafael Nadal et Roger Federer ont marqué l'histoire du sport.

Mais aujourd'hui, c'est face à lui-même que Djokovic livre son plus grand combat. « Mon corps réagit différemment, c'est la réalité », a-t-il répété. « Je dois accepter que les choses changent et m'adapter. » Cette adaptation passe par une préparation physique plus ciblée, une gestion des efforts plus prudente et une concentration maximale sur les tournois majeurs. Il a déjà annoncé qu'il ferait l'impasse sur plusieurs Masters 1000 pour préserver son énergie.

La défaite à Wimbledon a suscité de nombreuses réactions. Certains analystes estiment que Djokovic n'est plus intouchable sur gazon, surface qu'il a longtemps dominée. D'autres pensent qu'il peut encore remporter un ou deux Grands Chelems, à condition d'avoir un tableau favorable. Lui-même reste confiant : « Je sais que je peux encore gagner les plus grands tournois. Il faut juste que tout s'aligne. »

Le monde du tennis retient son souffle. Verra-t-on Novak Djokovic soulever un 25e trophée à Flushing Meadows ? Rien n'est moins sûr, mais une chose est certaine : le champion serbe n'a pas dit son dernier mot. Comme il l'a si bien dit, son plus grand rival est lui-même, et il est prêt à relever le défi.


Source:MSN News


Share:

Your experience on this site will be improved by allowing cookies Cookie Policy