
À retenir :
- Glen Powell serait pressenti pour incarner Gaston dans un préquel Disney consacré au personnage.
- Le studio relance une idée qui avait déjà donné lieu à un projet de série Disney+ finalement abandonné.
- Luke Evans, qui jouait Gaston dans le remake de 2017, demeure pour de nombreux spectateurs la référence du rôle.
- Aucune date de sortie n’a encore été annoncée pour ce nouveau film.
Disney croit encore au potentiel de Gaston
Disney n’a jamais vraiment abandonné l’idée d’étendre l’univers de La Belle et la Bête. Après le succès commercial du remake en prises de vues réelles sorti en 2017, le studio a multiplié les pistes pour donner une seconde vie aux personnages. Gaston, l’un des méchants les plus populaires du catalogue, est naturellement devenu une cible privilégiée. Un projet de préquel avait déjà été évoqué, avec une série destinée à Disney+. Cette fois, l’actualité semble se préciser autour d’un long métrage centré sur le personnage, et le nom de Glen Powell circule avec insistance.
Selon les échos de la presse hollywoodienne, l’acteur américain serait en tête de liste pour incarner Gaston. Le choix paraît malin à première vue. Glen Powell possède en effet ce mélange de charme, de confiance et d’énergie qui correspond bien au personnage. Il a déjà montré dans plusieurs productions qu’il savait incarner des hommes séducteurs, ambitieux, parfois arrogants, sans perdre la sympathie du public. Mais ce projet comporte également un risque important : la comparaison avec Luke Evans, qui a déjà joué Gaston dans le remake de 2017, risque d’être impitoyable.
Glen Powell, un acteur en pleine ascension
Glen Powell n’est plus un simple espoir hollywoodien. Révélé au grand public par son rôle dans Top Gun: Maverick, il a enchaîné les projets à forte visibilité et s’est imposé comme l’une des personnalités les plus demandées de sa génération. Sa filmographie récente montre une vraie diversité : comédie romantique, action, thriller, drame. Cette polyvalence plaide en sa faveur pour un personnage comme Gaston, qui demande à la fois du charisme, de l’humour et une présence physique imposante.
Dans Anyone But You, il joue un jeune homme sûr de lui qui doit gérer une relation compliquée. Dans Hit Man, il incarne un faux tueur à gages capable de changer d’identité et de manipuler ses interlocuteurs avec une aisance fascinante. Dans Twisters, il impose une énergie plus musclée, dans la lignée des héros classiques du cinéma américain. Ces rôles montrent l’étendue de son registre. Mais ils ne l’ont jamais confronté à un personnage de méchant aussi marqué que Gaston.
Luke Evans, la grande ombre du projet
Il y a un peu plus de huit ans, Luke Evans a incarné Gaston dans La Belle et la Bête, aux côtés d’Emma Watson, Dan Stevens et Josh Gad. Dès la sortie du film, sa performance a été saluée comme l’une des plus réussies du remake. L’acteur gallois a réussi à rendre le personnage à la fois ridicule et menaçant, ce qui lui a valu une large reconnaissance du public.
Luke Evans apportait une dimension physique très proche du dessin animé. Grand, large d’épaules, avec une mâchoire volontaire, il ressemblait à une version réelle du Gaston de 1991. Mais il ajoutait aussi une finesse de jeu qui évitait la caricature. Son Gaston n’était pas seulement un imbécile vaniteux. On devinait une forme d’intelligence, une ambition sociale, une frustration constante face à Belle, et une incapacité à comprendre pourquoi elle ne lui cédait pas. Cette complexité rendait son personnage beaucoup plus crédible et beaucoup plus dangereux.
La performance vocale était également un atout. Le remake de 2017 incluait les chansons originales, et Luke Evans a interprété son propre chant. Sa version de la chanson Gaston, avec Josh Gad en LeFou, est souvent citée comme l’un des grands moments du film. Elle capturait l’esprit du personnage : un homme adoré par le village, sûr de sa force, mais complètement aveugle à ses propres défauts. Pour Glen Powell, abandonner la comparaison avec cette interprétation serait presque impossible.
Un précédent projet abandonné, puis relancé
Ce n’est pas la première fois que Disney tente d’exploiter le personnage de Gaston en dehors du long métrage d’origine. Le studio avait développé une série dérivée pour Disney+, centrée sur les débuts de l’amitié entre Gaston et LeFou. Luke Evans était alors annoncé pour reprendre son rôle de Gaston, tandis que Josh Gad devait revenir dans la peau de LeFou. Le projet avait même prévu d’introduire leurs familles respectives, ce qui suggérait une comédie musicale légère sur un duo improbable.
Mais cette série n’a jamais vu le jour. Les difficultés de production, les retards et les changements de stratégie chez Disney ont fini par mettre le projet en pause. Il a ensuite été pratiquement abandonné. Cette nouvelle idée de préquel cinématographique laisse donc penser que le studio n’a pas renoncé à développer cet univers. Il cherche seulement la bonne formule, et peut-être un nouveau visage pour incarner le personnage principal.
Le vrai défi du nouveau Gaston
Le principal problème de ce préquel ne concerne pas seulement le choix de l’acteur. Il concerne la nature même du personnage. Gaston est un méchant, et son rôle dans l’histoire fonctionne parce qu’il entre en conflit avec les héros. Le mettre au centre d’un récit demande de trouver un équilibre délicat. Il doit rester détestable, ou du moins problématique, sans devenir un héros malgré lui. Un film entier sur Gaston pourrait transformer le personnage en victime des circonstances, ce qui dénaturerait son rôle d’origine.
La Belle et la Bête raconte l’histoire de Belle, mais elle est aussi l’histoire d’un huis clos entre la Bête et Gaston. Ce dernier incarne la solution superficielle, le mari séduisant et fort que la société attend de Belle. La Bête, elle, représente une transformation intérieure. Gaston est donc le reflet de tout ce que Belle refuse. Le priver de ce contraste, ou le placer dans un contexte où il devient le héros, est un pari narratif risqué.
Un chantier musical et physique
Il y a aussi la question du format. Si ce préquel est un film musical, Glen Powell devra prouver qu’il peut chanter. Ce n’est pas un détail. La chanson Gaston est une pièce centrale du mythe, et le public s’attend à des numéros du même niveau. L’acteur n’a jamais vraiment été mis en avant pour ses talents de chanteur, mais cela ne signifie pas qu’il ne peut pas surprendre. D’autres comédiens ont révélé des aptitudes vocales inattendues dans des adaptations musicales.
Le défi est aussi physique. Gaston est présenté comme l’homme le plus fort du village, un chasseur accompli, un modèle de virilité. Glen Powell a déjà montré qu’il entretenait sa forme, mais il devra modifier sa silhouette pour correspondre à cette carrure massive. Le costume, la posture, la gestuelle seront essentiels pour éviter que le personnage ne paraisse trop sage ou trop moderne.
Ce que signifie ce projet pour Disney
La multiplication des annonces autour de ce projet confirme en tout cas la stratégie actuelle de Disney. Les remakes live-action de ses grands classiques ne suffisent plus. Le studio cherche désormais à développer des franchises autonomes à partir de ses personnages secondaires. Les méchants, en particulier, bénéficient d’une attention renouvelée car ils offrent un point de vue différent et souvent plus dramatique. Maléfique a déjà démontré que le public était prêt à suivre un récit centré sur une figure négative. Cruella a confirmé l’intérêt pour des origines troubles.
Gaston semble donc être la prochaine étape logique. Il est visuellement spectaculaire, musicalement identifiable, et il possède un univers social déjà très défini : un village, un pub, des admirateurs, des chasses. Tous ces éléments peuvent nourrir un long métrage. Mais la figure de Luke Evans reste un obstacle invisible, car elle a installé un niveau d’exigence très élevé. Si le nom de Glen Powell est confirmé, il ne devra pas seulement jouer Gaston. Il devra le rendre suffisamment différent pour ne pas être écrasé par la mémoire du film de 2017.
Pour l’instant, aucun détail concret sur l’intrigue n’a été dévoilé, et aucune date de sortie n’est associée au projet. Cette prudence suggère que Disney avance lentement, conscient des attentes et des pièges d’un tel prélude. L’annonce de la star, si elle se confirme, sera forcément scrutée. Mais le véritable test ne se jouera pas sur le papier. Il se jouera sur la capacité du studio à offrir une histoire assez solide pour exister en dehors du conte original, et sur la capacité de Glen Powell à affronter l’immense souvenir laissé par Luke Evans.
Source:Begeek News
