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La queue de cheval d'Erling Haaland finit au tribunal

Oct 26, 2026  Twila Rosenbaum 10 views
La queue de cheval d'Erling Haaland finit au tribunal

Une affaire qui commence par une queue de cheval

L’histoire aurait pu rester une simple campagne publicitaire sur les réseaux sociaux. Elle se retrouve désormais devant les juges. Erling Braut Haaland, attaquant vedette de Manchester City et de l’équipe nationale de Norvège, a décidé de poursuivre Norwegian Air Shuttle. Il reproche à la compagnie aérienne d’avoir utilisé son image et ses signes distinctifs dans une promotion de billets d’avion liée à la Coupe du monde 2026. Le différend porte sur un montage photo montrant un avion de la compagnie coiffé d’une queue de cheval, attribut capillaire devenu emblématique du joueur norvégien.

La compagnie aérienne ne conteste pas avoir reçu une assignation. Elle affirme toutefois ne pas comprendre cette action en justice et la juge « regrettable ». De son côté, le camp du joueur estime que l’usage de son image et de ses signes distinctifs a été fait sans autorisation. L’affaire mêle donc sport, droit à l’image, marketing et communication numérique. Elle illustre aussi la manière dont les sportifs de très haut niveau cherchent à contrôler leur image commerciale, devenue un actif aussi précieux que leurs performances sur le terrain.

Les faits clés

  • Erling Haaland poursuit Norwegian Air Shuttle pour utilisation illicite de son image.
  • La campagne contestée aurait été diffusée pendant la Coupe du monde 2026.
  • Un montage montrait un avion de la compagnie avec une queue de cheval, signe distinctif du joueur.
  • La compagnie a retiré la publication de ses réseaux sociaux.
  • Norwegian dit ne pas comprendre l’action en justice et espère un dialogue.
  • Une audience au tribunal d’Oslo est prévue le 9 octobre.

Le récit d’une campagne devenue litige

Selon les éléments rapportés par les parties, le conflit porte sur l’utilisation par Norwegian des signes distinctifs de Haaland dans sa promotion de billets d’avion pendant le Mondial. L’avocat du joueur a indiqué que l’affaire concernait précisément cet usage non autorisé. L’objet exact du litige n’a toutefois pas été rendu public dans le détail. On ne connaît pas, à ce stade, le montant réclamé ni les demandes précises formulées par le camp du footballeur. Le dossier semble se concentrer sur l’exploitation commerciale de l’image et de l’identité visuelle du joueur.

La publication en cause était un montage photo. Elle montrait un avion de Norwegian doté d’une queue de cheval, en référence directe à la coiffure de Haaland. La légende accompagnant l’image jouait sur le patriotisme norvégien : « Nous n’avons jamais eu l’air aussi norvégien ». Le message était clair : la compagnie cherchait à surfer sur l’engouement autour de l’équipe nationale et de sa star pendant le tournoi. La publication a depuis été retirée des réseaux sociaux. Le joueur s’est récemment coupé les cheveux, ce qui ajoute une ironie médiatique à l’affaire, mais ne change rien au fond juridique.

La défense de la compagnie aérienne

Norwegian Air Shuttle a confirmé avoir reçu une assignation. La compagnie affirme avoir du mal à comprendre cette procédure. Une porte-parole a expliqué que la compagnie avait encouragé l’équipe nationale cet été, comme une grande partie de la Norvège, à travers quelques publications spontanées inspirées des tendances des réseaux sociaux. Elle a ajouté qu’il était regrettable que ces encouragements aient été accueillis par une action en justice, tout en espérant un dialogue raisonnable pour continuer à soutenir les héros sportifs communs.

Cette défense repose sur une idée simple : la compagnie estime avoir agi dans un élan de soutien à l’équipe nationale, et non dans une logique de détournement commercial de l’image du joueur. Elle présente les publications comme légères, spontanées et inscrites dans l’actualité sportive. Le camp Haaland, à l’inverse, considère que l’utilisation des signes distinctifs du joueur dans une promotion de billets d’avion dépasse le simple encouragement et relève de l’exploitation publicitaire. Tout le cœur du litige tient à cette frontière entre hommage, clin d’œil et usage commercial.

Le contexte sportif du Mondial 2026

L’affaire intervient dans un contexte sportif particulier. Emmenée par son buteur vedette, la Norvège a réussi une performance remarquée lors de la Coupe du monde 2026. L’équipe a atteint les quarts de finale pour sa première participation depuis 1998. Elle s’est ensuite inclinée contre l’Angleterre sur le score de 2-1. Ce parcours a suscité un immense enthousiasme en Norvège et a placé Haaland au centre de l’attention médiatique. Les marques, les entreprises et les institutions ont cherché à capitaliser sur cet élan. Dans ce contexte, la moindre référence à la star norvégienne pouvait devenir un sujet sensible.

La queue de cheval de Haaland est devenue, au fil des années, bien plus qu’une coiffure. Elle fait partie de son personnage public. Elle est reconnaissable immédiatement, y compris pour un public qui ne suit pas le football de manière assidue. Cette reconnaissance explique pourquoi une entreprise peut être tentée de l’utiliser dans une campagne. Elle explique aussi pourquoi le joueur et ses conseillers peuvent vouloir protéger ce signe distinctif. Dans le sport professionnel, l’image personnelle est devenue un actif économique majeur. Les athlètes négocient des contrats publicitaires, des partenariats et des licences. Ils cherchent à éviter que leur nom, leur visage ou leurs attributs caractéristiques soient exploités sans accord.

Pourquoi les droits à l’image sont devenus centraux

Le différend rappelle que les sportifs de haut niveau ne sont pas seulement des athlètes. Ils sont aussi des marques. Leur valeur commerciale repose sur leur notoriété, leur crédibilité et leur capacité à attirer l’attention. Une campagne publicitaire qui utilise leur image sans autorisation peut créer un trouble commercial. Elle peut aussi donner l’impression d’un partenariat qui n’existe pas. Les entreprises, de leur côté, cherchent à s’associer à des figures populaires pour améliorer leur visibilité. Les réseaux sociaux accentuent cette tendance, car les publications peuvent être créées rapidement, avec des références culturelles immédiates.

Dans le cas présent, la compagnie aérienne norvégienne a utilisé un signe visuel facilement identifiable. Le montage ne reproduisait peut-être pas le visage de Haaland, mais il renvoyait à lui de manière explicite. La question juridique consiste à savoir si ce renvoi constituait une utilisation de son image ou de ses signes distinctifs nécessitant son consentement. Les règles varient selon les pays et les situations. Les exceptions liées à l’information, à la satire ou au commentaire peuvent exister. Mais une promotion commerciale de billets d’avion se situe généralement dans un cadre marchand, ce qui rend la défense plus délicate.

Une affaire de communication autant que de droit

Au-delà du tribunal, l’affaire est aussi un enjeu de communication. Norwegian a présenté ses publications comme des encouragements spontanés à l’équipe nationale. Cette présentation vise à inscrire la campagne dans un registre affectif et patriotique. Le camp Haaland, lui, insiste sur l’utilisation illicite de signes distinctifs. Les deux récits ne sont pas seulement juridiques : ils s’adressent aussi au public. La compagnie cherche à éviter l’image d’une entreprise qui exploite une star sans autorisation. Le joueur cherche à défendre le contrôle de son image et à envoyer un signal aux marques qui seraient tentées de procéder de la même manière.

Les réseaux sociaux jouent un rôle central dans cette affaire. Une publication peut devenir virale en quelques heures, puis être supprimée sans que cela efface totalement sa diffusion. Les entreprises doivent donc être particulièrement vigilantes lorsqu’elles utilisent des références à des personnalités. Un clin d’œil peut être perçu comme une plaisanterie inoffensive par une partie du public, et comme une exploitation commerciale par la personne concernée. La frontière est souvent floue, ce qui explique pourquoi ces litiges sont fréquents et pourquoi les conseils juridiques interviennent de plus en plus en amont.

Les conséquences possibles

À ce stade, plusieurs scénarios restent ouverts. Les parties peuvent trouver un accord avant l’audience. Elles peuvent aussi laisser le tribunal trancher la question de l’utilisation des signes distinctifs. Une décision judiciaire pourrait préciser les limites de l’usage de références à un sportif dans une campagne commerciale. Elle pourrait aussi avoir un effet d’exemple pour d’autres entreprises et d’autres athlètes. Le montant des éventuels dommages et intérêts n’est pas connu. Il dépendra notamment de la durée de diffusion, de la portée de la campagne et du préjudice estimé par le camp du joueur.

Pour Norwegian, le dossier représente un risque réputationnel. La compagnie est l’un des acteurs les plus connus du transport aérien en Norvège. Elle a construit une partie de son image sur sa proximité avec le public norvégien. Une procédure avec l’une des figures sportives les plus populaires du pays peut donc être sensible. Pour Haaland, l’enjeu est de faire respecter le contrôle de son image. Son statut de star internationale lui donne une visibilité considérable, mais il doit aussi gérer les nombreuses sollicitations et les utilisations non autorisées de son nom ou de son apparence.

Une audience prévue à Oslo

Les deux parties se retrouveront prochainement devant le tribunal d’Oslo. Une audience est prévue le 9 octobre. D’ici là, les échanges pourraient se poursuivre. La compagnie aérienne dit espérer un dialogue raisonnable. Le camp du joueur n’a pas annoncé de retrait de la procédure. L’affaire devrait donc continuer à alimenter les discussions sur les droits à l’image des sportifs, sur le rôle des réseaux sociaux dans les campagnes publicitaires et sur la manière dont les entreprises peuvent rendre hommage à une équipe nationale sans franchir la frontière de l’exploitation commerciale.

Le dossier rappelle enfin que la notoriété d’un athlète peut se nicher dans des détails très visuels. Une coupe de cheveux, un geste, une expression ou un accessoire peuvent devenir des marqueurs immédiatement associés à une personnalité. Lorsqu’une entreprise reprend ces marqueurs dans une publicité, elle ne se contente pas de faire un clin d’œil : elle utilise une identité. C’est précisément ce point que le tribunal devra examiner. Une audience au tribunal d’Oslo est prévue le 9 octobre.


Source:MSN News


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