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« Mon point de vue a changé » : Florence Pugh juge aujourd'hui « inappropriées » certaines scènes qu'elle a tournées au début de sa carrière

Aug 31, 2026  Twila Rosenbaum 33 views
« Mon point de vue a changé » : Florence Pugh juge aujourd'hui « inappropriées » certaines scènes qu'elle a tournées au début de sa carrière

Depuis près de dix ans, Florence Pugh s'impose comme l'une des actrices les plus en vue de sa génération. Révélée au grand public dans Young Lady (2016), elle a enchaîné les projets marquants, de Midsommar (2019) à Don't Worry Darling (2022), sans oublier sa nomination aux Oscars pour Little Women (2019). À 30 ans, l'actrice britannique possède désormais un recul suffisant sur sa carrière pour revenir, avec honnêteté, sur certaines expériences qu'elle a vécues devant la caméra. Invitée du podcast de Louis Theroux en novembre 2025, elle a fait une confession qui a rapidement fait le tour des médias : plusieurs scènes de sexe ou de nudité qu'elle a tournées au début de sa carrière étaient, selon elle, « inappropriées ».

Un regard rétrospectif sur des débuts prometteurs

Florence Pugh n'était encore qu'une jeune actrice lorsqu'elle a attiré l'attention du public et des critiques avec Young Lady, un drame indépendant réalisé par William Oldroyd. Sa performance lui a valu le prix de la meilleure interprétation féminine au festival de Valenciennes, lançant ainsi une trajectoire fulgurante. Très vite, elle a été sollicitée pour des rôles exigeants, souvent physiquement et émotionnellement éprouvants. Dans Midsommar, elle incarne une jeune femme en proie au chagrin, plongée dans une communauté païenne aux rituels déroutants. Dans Don't Worry Darling, elle donne la réplique à Harry Styles dans un thriller psychologique aux allures de rêve éveillé. Autant de performances qui ont confirmé son talent et sa capacité à se glisser dans des personnages complexes, mais qui ont aussi, à l'époque de leurs sorties, mis en lumière la question de la nudité et des scènes intimes au cinéma.

La comédienne n'a jamais caché que certaines de ces scènes étaient difficiles à tourner. Aujourd'hui, elle va plus loin en reconnaissant que plusieurs d'entre elles n'auraient jamais dû être tournées telles qu'elles l'ont été. Dans son entretien avec Louis Theroux, elle a expliqué que le contexte de l'époque n'était pas le même que celui d'aujourd'hui.

Des scènes tournées avant l'ère des coordinateurs d'intimité

Le métier de coordinateur d'intimité, désormais courant sur les plateaux de cinéma et de télévision, n'existait pas encore lorsque Florence Pugh a commencé sa carrière. Ces professionnels, chargés de veiller au bien-être des acteurs et des actrices lors de scènes de nudité ou de rapports sexuels simulés, ne se sont généralisés qu'à partir de 2017, après le mouvement MeToo et la prise de conscience collective autour du consentement.

Florence Pugh l'a elle-même souligné : « J'ai tourné beaucoup de scènes de sexe avant même que ce soit un métier. » Une phrase qui résume à elle seule le vide qu'elle a parfois ressenti. Elle a poursuivi : « Je me souviens de nombreuses situations où il était tout simplement inapproprié de me demander de faire ça, de me diriger de cette façon. » Des propos forts, mais qui ne visent pas à désigner des responsables précis. Il s'agit plutôt pour elle de témoigner d'une époque révolue, où les limites étaient souvent floues et où les jeunes actrices devaient composer avec des injonctions implicites.

Sans nommer de films précis, Florence Pugh a laissé entendre que certaines de ses premières productions, notamment celles tournées au milieu des années 2010, pourraient être concernées. À cette période, les plateaux étaient rarement encadrés par des spécialistes de l'intimité. Les acteurs et actrices étaient souvent laissés à eux-mêmes face aux demandes des réalisateurs, avec pour seule protection leur propre capacité à dire non.

« J'ai toujours su faire entendre ma voix »

Heureusement, Florence Pugh ne semble pas avoir vécu ces expériences comme traumatisantes. Elle a expliqué au cours de l'entretien qu'elle avait toujours eu une grande confiance en elle, un sentiment d'aisance avec son corps et une détermination à faire respecter ses limites. « Je me sens bien dans ma peau et j'ai toujours su faire entendre ma voix », a-t-elle affirmé. Cette force de caractère l'a sans doute aidée à traverser des situations délicates, mais elle ne justifie pas pour autant leur existence.

L'actrice a également tenu à souligner que les choses ont évolué et que sa propre vision des choses a changé. « Mon point de vue évolue aussi, car je vis maintenant des expériences formidables avec des coordinateurs d'intimité », a-t-elle déclaré. Une manière de saluer les progrès accomplis dans l'industrie du divertissement, tout en reconnaissant que le chemin parcouru est le fruit d'un long combat collectif.

Les coordinateurs d'intimité, un métier devenu indispensable

Les coordinateurs d'intimité ont fait leur apparition progressive dans les productions anglo-saxonnes, avant de se répandre dans le reste du monde. Leur rôle est de s'assurer que toutes les scènes impliquant de la nudité, des baisers ou des rapports sexuels simulés soient chorégraphiées avec précision et approuvées par les interprètes. Ils servent d'intermédiaires entre les acteurs et la réalisation, veillent à ce que les limites de chacun soient respectées et peuvent interrompre le tournage si un malaise se manifeste. Ce travail de préparation permet aux comédiens et comédiennes de se concentrer sur leur jeu, sans avoir à gérer des situations délicates en pleine improvisation.

Dans le cas de Florence Pugh, on peut légitimement se demander à quelles productions elle fait référence. Certains observateurs ont évoqué la série Marcella, diffusée en 2016, dans laquelle elle apparaissait dans quelques scènes de nudité. À l'époque, le tournage s'est déroulé sans coordinateur d'intimité, comme c'était alors la norme. La série policière britannique, portée par Anna Friel, a offert à Florence Pugh l'un de ses premiers rôles télévisés, mais les conditions de tournage étaient bien différentes de celles qu'elle connaît aujourd'hui.

Il est important de rappeler que la généralisation des coordinateurs d'intimité n'a pas seulement amélioré le confort des acteurs. Elle a aussi modifié en profondeur la manière de filmer les scènes sensibles, en privilégiant la sécurité émotionnelle et physique des interprètes. Les productions les plus récentes les intègrent systématiquement, et de nombreux comédiens ont témoigné de leur utilité, aussi bien pour eux-mêmes que pour l'équipe technique.

Une carrière construite sur le talent et la résilience

Florence Pugh n'a pas attendu que les mentalités évoluent pour tracer sa route. Elle a enchaîné les rôles exigeants et a su s'imposer dans un milieu souvent impitoyable. Sa performance dans Les Filles du docteur March lui a valu des éloges unanimes, tout comme son interprétation dans Le Couteau par la lame (2022), où elle a su se glisser dans la peau d'une jeune femme manipulatrice. Plus récemment, on l'a vue dans Oppenheimer (2023) de Christopher Nolan, où elle partageait l'affiche avec Cillian Murphy. Ce rôle lui a permis de toucher un public encore plus large et de confirmer son statut de valeur sûre du cinéma mondial.

Aujourd'hui, les rumeurs et les annonces vont bon train concernant ses prochains projets. Certains médias évoquent une possible apparition dans l'univers de James Bond, d'autres la voient incarner Blondie dans un biopic, ou encore Raiponce dans une adaptation en prises de vues réelles. Autant de perspectives qui montrent que Florence Pugh est devenue une actrice incontournable, capable de passer du drame intimiste au blockbuster avec une aisance déconcertante.

Mais au-delà de son talent évident, c'est aussi sa parole qui compte. En revenant sur les scènes inappropriées de ses débuts, Florence Pugh contribue à une prise de conscience collective. Elle rappelle que les progrès techniques et artistiques ne valent que si les droits des interprètes sont pleinement respectés. Les jeunes acteurs et actrices qui entrent aujourd'hui dans le métier ne connaissent pas le monde d'avant, celui où une actrice pouvait être mise devant le fait accompli sans filet de sécurité. Ce monde-là est en train de disparaître, et les témoignages comme celui de Florence Pugh sont essentiels pour comprendre pourquoi ce changement était nécessaire.

Son évolution personnelle reflète celle d'une industrie tout entière. D'un côté, il y a la prise de conscience individuelle, cette capacité à regarder en arrière et à dire : « Cela n'aurait pas dû se passer ainsi ». De l'autre, il y a l'institutionnalisation de bonnes pratiques, avec des métiers dédiés à la protection des artistes. Entre les deux, des femmes et des hommes ont pris la parole, souvent au prix de blessures intimes ou professionnelles, afin que les générations suivantes n'aient pas à vivre les mêmes expériences. Florence Pugh, avec sa sincérité habituelle, s'inscrit dans cette lignée.

S'il est impossible de savoir précisément quelles scènes elle regrette, son message est clair : le cinéma doit continuer à évoluer pour offrir à tous les professionnels un environnement de travail sûr et respectueux. Et sa carrière, loin de s'essouffler, semble porter la promesse d'une nouvelle ère où talent rime avec éthique.


Source:MSN News


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